|
M.F.D. offrira aux bénéficiaires de ce programme 3 ateliers de production par an, d’une durée de 8 jours chacun, qui se dérouleront à Marrakech.
Au cours de ces 3 sessions, les participants auront l’opportunité de suivre un ensemble d’activités riches et variées adaptés à leurs besoins spécifiques. Que ce soit au cours des ateliers conduits par des professionnels expérimentés, des débats avec des intervenants spécifiques ponctuels, ou des séances de visionnage doublées de débats avec des spécialistes qui concourront à affûter le regard critique nécessaire des participants, ils auront ainsi la possibilité de sortir de l’isolement inhérent à ces métiers.
La langue de travail sera le français et l’anglais avec une traduction simultanée en arabe.
L’accompagnement des projets et la formation dans tous les domaines seront assurés par des tuteurs et des experts internationaux, principalement européens. Chacun dans leurs domaines, ces experts ont effectué des parcours professionnels qui leur donnent aujourd’hui toute la légitimité pour venir s’intégrer au sein de M.F.D. lors des différentes sessions de travail.
Les principaux domaines abordés seront :
L’écriture
Producteurs et scénaristes pourront travailler ensemble sur la notion de dramaturgie, mais aussi sur la technique du pitching, ou sur les règles de rédaction d’un synopsis ou d’un séquencier par exemple. L’objectif est qu’à la fin de la 3ème session, les participants aboutissent à une version suffisamment avancée du scénario pour lui donner toutes ses chances d’obtenir des financements internationaux.
Les aspects juridiques
Le droit et les contrats sont la pierre de touche de l’édifice du développement d’un film. C’est le premier lien professionnel entre scénaristes et producteurs. Il est donc important pour les deux professions de bien connaître ces notions qui leur permettront de mettre en place les règles du jeu de leur relation, dans le respect des droits de chacun.
La place du producteur
Notre ambition est de pouvoir aborder en commun bon nombre de questions relatives au développement permettant à chacun des groupes cibles de comprendre «la logique de l’autre» en fonction des nécessités qui sont les siennes. Le rôle du producteur est souvent mal connu y compris par ceux qui pourraient en avoir la "vocation". Or le rôle d'un producteur ne se limite absolument pas aux tâches financières, certes essentielles, mais qui ne peuvent être bien appréhendées que si ce même producteur a "l'intelligence" du projet qu'il porte et défend. Par intelligence, nous entendons qu'il doit en connaître tous les enjeux et être l'interlocuteur artistique, économique, stratégique et bien sûr humain de tout le processus de développement, de production, de distribution du projet. Il est souvent celui qui suit le plus longtemps l'œuvre, de sa gestation à sa sortie en salles.
L’aspect artistique
De ce point de vue, l’aspect artistique va désormais devenir ou «redevenir» un élément d’appréciation indispensable dans le processus de production du film. Des questions telles que : Quand et comment penser au casting quand on écrit ? A quel moment travailler sur la musique ? Comment concilier ambition artistique et faisabilité économique du projet ? seront abordées au cours des ateliers.
L’aspect marketing/Communication
Il n’est plus envisageable aujourd’hui de pouvoir rencontrer son public en ignorant les techniques modernes de communication et de marketing utilisées pour la vente d’un film. Il existe des techniques spécifiques et adaptées à l’industrie de l’image. Même si les scénaristes et les producteurs n’ont pas dans leurs attributions cet « emballage » marketing d’un film, il nous semble toutefois primordial qu’ils en connaissent les divers aspects et acteurs économiques (agents, publicistes, régies publicitaires, affichistes, agences spécialisées…), ainsi que les rôles des uns et des autres. En étant informés de ce processus de mise sur le marché d’un film, ils pourront ainsi l’intégrer dans leur travail.
La relation à la distribution / exploitation des films
Il en est de même en ce qui concerne la distribution et l’exploitation des films. Il est fondamental que nos groupes cibles entendent le discours de professionnels aguerris dans ce domaine, pour qu’ils acquièrent un sens profond des réalités du marché. Car, contrairement au théâtre ou les créateurs ont un accès direct au public, au cinéma ce sont les distributeurs et les exploitants de salle qui ont ce contact avec les spectateurs et peuvent ainsi servir de relais pour les créateurs. Savoir qu’une certaine catégorie de films ne dépasse jamais un certain nombre d’entrées, car le marché est structuré ainsi, permet aux scénaristes d’en tenir compte dans leur écriture et aux producteurs dans leurs plans de financement pour ne pas faire fausse route car les budgets auraient été surévalués par rapport aux retours sur investissement.
|